Les débuts de la criée municipale d’Arcachon

LES DÉBUTS DE LA CRIÉE MUNICIPALE D'ARCACHON (1950-1952)

 

Parmi les « curiosités » qu'Arcachon offre aux vacanciers, figure en bonne place le Port de Pêche avec ses ventes à l'encan, si bien que le bâtiment du quai Capitaine Allègre connaît un franc succès d'affluence à la belle saison.

Pourtant, la Halle aux poissons, bien que de construction récente — son inauguration eut lieu pendant l'été 1958 —, tend à devenir le vestige d'un autre temps, Qu'on en juge.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Arcachon était le dixième port de pêche français (Grand Mémento Encyclopédique Larousse, édition de 1936). Dès le début des années 1970, c'est désormais une quinzaine de ports qui le devan­cent.

De toute évidence, le développement de la pêche, attendu lors de la créa­tion de la Criée municipale, ne s'est pas concrétisé dans les faits. Il est vrai que, dès ses débuts, la Criée s'est heurtée non seulement à de multiples problèmes mais aussi à de sérieuses oppositions.

1948. Le 15 mars, un arrêté interministériel instituait au profit de la ville d'Arcachon une taxe de péage sur le poisson en vue de la création d'une criée et d'un appontement pour la desservir1.

Lire la suite

Une lettre de l’abbé Mouls

Une lettre de l’abbé Mouls

 

Nos collègues et lecteurs se souviennent des efforts que nous avons tentés pour obtenir que cessassent l'injuste oubli et la honteuse ingratitude dont continue à être victime l'abbé Mouls, fondateur d'Arcachon.,

Aucun d'eux n'a oublié, sans doute. la pétition que nous adressâmes à ce sujet au Conseil Municipal de la dite Ville pour 'essayer d'obtenir, qu'en attendant mieux, le nom de cet ecclésiastique soit donné à une rue, par exemple à la rue de la Mairie. Un tel édifice n'existerait pas là, en effet, sans la campagne de Mouls et de Lamarque de Plaisance en faveur de l'autonomie de notre territoire. Notre demande a été renvoyée à une commission et, depuis, nous n'avons plus entendu parler de rien.

Chacun se rappelle aussi certainement de notre brochure de propagande publiée sous le titre d’Étude biographique et philosophique sur l’abbé Mouls, fondateur d'Arcachon, brochure dont il nous reste encore quelques exemplaires à la disposition des amateurs de curiosités historiques et de raretés bibliographiques1.

Lire la suite

La distribtion des prix au lycée d’Arcachon en 1945

La distribution des prix au Lycée d'Arcachon, le 11 juillet 1945

Extraits du discours prononcé par M. AUBA, professeur agrégé des lettres1

 ...

Aux premiers jours d'octobre 1939, notre Lycée nouvellement créé s'ouvrit; la guerre avait commencé. Dans une « villa » de la ville d'hiver tièdement blot­tie au milieu des arbres, il offrait aux enfants parisiens qui avaient dû aban­donner leur capitale, menacée par les convoitises ennemies et par les dangers des bombardements aériens, la possibilité de goûter encore aux joies de l'huma­nisme. Hélas ! quelques mois plus tard, l'immense vague motorisée, qui avait déferlé sur la France entière, se chargeant de ruines et de deuils, venait battre jusqu'à notre contrée, et, la rage au cœur, les Arcachonnais virent parader dans leurs rues l'ennemi. Plus de quatre ans, il est resté. Il aurait été bien superficiel ou bien coupable celui qui n'aurait pas senti, sous le décor immuable de la vie, les changements terribles ; la tyrannie, se voulant éternelle, tentait d'étouffer la voix des hommes libres ; et, bassement, l'ambitieuse lâcheté se cou­chait devant le maître, on cherchait à entraîner en Allemagne nos camarades pour qu'ils forgent des armes à l'ennemi et, dans les chaudes nuits d'été, erraient les voitures de la Gestapo acharnée à traquer les patriotes.

...

Lire la suite

Couronnement de Notre-Dame d’Arcachon

Fresques pour le centenaire

du couronnement de la statue de

NOTRE-DAME d’ARCACHON

le 16 juillet 1873

La cérémonie du couronnement

Le mercredi 16 juillet ayant été choisi pour la cérémonie du Couronnement, le Cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, arriva le veille à 18 heures, accompagne de son coadjuteur, Mgr de Bouillerie, des archevêques d'Avignon et de Tours, des évêques d'AIbi, d'Angoulême, de Périgueux et de Tarbes.

Le maire Jean Mauriac, le con­seil municipal et les fonctionnaires des diverses administrations s'étaient rendus à la gare pour accueillir les prélats. Sous un arc de triomphe, devant la gare, Jean Mauriac les harangua. Aux évêques, il déclara que c'étaient les évêques qui avaient fait la France et salua dans le cardinal, « l'auguste vieillard qui a tant contribué à la prospérité d'Arcachon, dont la sollicitude s'étendit toujours, avec une prédilection marquée, sur les populations si chrétiennes de « l'ancien captalat de Buch »1, ce qui ne fut pas du goût du journal « La Gironde », lequel voyait plutôt dans les Pereire et la Com­pagnie du Midi, les principaux agents de la prospérité d'Arca­chon2.

Le cardinal répondit au maire ; puis des calèches s'avancèrent dans lesquelles tout le monde s'assit pour gagner l'église Notre-Dame, derrière la musique du 57e de ligne. Une compagnie de ce régiment, formant une escorte d'honneur, suivait les voitures.

Lire la suite

Au sujet de la “levée en masse” de 1793

Au sujet de la "levée en masse" de 1793

Les administrateurs du département essaient de remonter le moral des officiers municipaux d'Andernos qui leur avaient fait part de leurs craintes, de­vant l'accueil fait par la population au fameux Décret du 23 août 1793 sur la « levée en masse » des citoyens de 18 à 25 ans.

À Andernos, comme dans les autres communes riveraines du Bassin, on voulait bien servir sous la République dans la marine ou, à la rigueur, dans la Garde-côtes, comme on l'avait fait sous le roi, mais pas ailleurs.

 

A Municipalité d'Endernos

Bordeaux, le 18 septembre 1793

Nous avons reçu votre lettre du 16 courant avec le tableau des jeunes gens depuis l'âge de 18 jusqu'à 25 ans que vous avez enregistrés, ainsi que le P.V. à la suite du dit tableau. Vous nous annoncez dans votre lettre que vous craignez un refus de la part des citoyens de votre commune. Vous nous dites que les membres de votre conseil vont donner leur démission. Citoyens, il ne faut pas que quelque dégoût dans l'exercice de vos fonctions porte le découragement dans des âmes républicaines. Il ne faut pas aussi que des magistrats du peuple souffrent qu'on les outrage dans l'exercice de leur fonction c'est à vous à faire exécuter les lois à cet égard. Il en est une qui vous prescrit la marche que vous avez à tenir. Elle vous donne le droit de dresser votre procès-verbal et de faire mettre en état d'ar­restation le mauvais citoyen qui aurait osé vous insulter. En vous conformant à cet te loi vous intimiderez les malveillants et vous aurez autant de défenseurs qu'il y aura de bons citoyens, mais nous vous en conjurons au nom du salut public, restaient à votre poste. Vous connaissez les lois qui défendent aux fonctionnaires publics de donner leur démission dans les moments où la patrie est en danger et vous ne voudrez pas vous exposer à l'opprobre dont sont flétris les mauvais ci­toyens qui abandonnent un poste où la confiance publique les avait placés.

Lire la suite

Les Baleste, seigneurs d’Andernos

LA MONTÉE DE LA BOURGEOISIE AU XVIIe SIÈCLE

LES BALESTE,

SEIGNEURS D'ANDERNOS

 

La seigneurie d'Andernos, fief d'Audenge, devint autonome en 1625 et jus­qu'à la Révolution appartint à la famille Baleste, de La Teste et à sa descendance. Trois générations de Baleste ont ainsi possédé Andemos, puis deux générations de Caupos et enfin une dernière génération Caupos-Verthamon.

1ère période : 1625-1749 : les Baleste.

- Pierre Baleste qui acheta Andernos en 1625

- les enfants de Pierre Baleste : Jean, François et Marie

- Marie Baleste, fille de Jean, épouse de Gérard de Caupos, décédée en 1749

2ème période : 1749-1786 : les Caupos, enfants de Marie Baleste

- François de Caupos : 1701-1769

- Marie de Caupos : 1703-1786, qui épousa son cousin Jean de Caupos.

3ème période : 1786-1789 .les Caupos-Verthamon

- Marie de Caupos : 1724-An II, fille de la précédente, épouse de Martial de
Verthamon et sur qui le patrimoine des Caupos fut saisi à la Révolution.

Lire la suite

Lettre de Daniel Nézer (vers 1768)

Lettre de Daniel Nézer (vers 1768)

conservée aux Archives Municipales d'Arcachon (fonds Rebsomen)

Date illisible

Monsieur

J'ai reçu la lettre que vous m'avez écrite le premier de ce mois au sujet du changement qui a été fait pour le transport des fonds, paquets et lettres de Bordeaux à la Colonie, et de la Colonie à Bordeaux. Je croyois que ce transport ne vous tenoit pas beaucoup à cœur, puisque je vous ai entendu dire souvent qu'il vous occasionnoit surtout en été plus de dépenses que de profits. Lire la suite

Le captal de Buch réclame son dû – Acte de 1753

Le captal de Buch réclame son dû à Jean-Baptiste Peyjehan

Acte notarié du 23 juin 1753

Transcription

Scachent tous qu'aujourd'huy vingt trois juin mil sept cens cinquante trois,

Par devant le notaire royal en Guienne soussigné a été présent sieur Jean Baptiste Peyjehan Seigneur de la maison noble de Francon habitant de la paroisse de La Teste, lequel de son bon gré a reconnu et confessé tenir en fief perpétuel, ses prédécesseurs et auteurs avoir eu et tenu, et que ses hoirs et successeurs auront et tiendront aux droits et devoirs cy-après déclarés et spécifiés, de messire François Alain Amanieu de Ruat, chevalier,  seigneur captal de Buch, La Teste, Gujan, Cazaux, Le Teich, partie de Sanguinet, Ruat, Mixtes, Artiguemalle et autres lieux, conseiller au parlement de Bordeaux, y habitant rue St-Paul paroisse St-Christoly absent mais Me Pierre Dubosq, procureur fiscal,du captallat de Buch comme fondé de procuration dudit seigneur,  dattée du dix-sept août mil septcens quarante-six, retenues par Teyssac et son confrère, notaires à Bordeaux, icy présent stipullant et acceptant.

Lire la suite

Annuaire des photographes d’Arcachon

ANNUAIRE des PHOTOGRAPHES ayant exercé à ARCACHON
Nom Adresse Début Fin Observations
Andrews rue du Casino 1910 1911 Edit. de cartes postales.
Argence (d’) 29, bld de la Côte d’Argent 1968 1973  
Autchisky 273, bld de la Côte d’Argent 1975   Enseigne : Les Enfants terribles
Bacour 272, bld de la Plage 1892 1910  
Bois-Guillot J. 278, bld de la Plage 1887 1889  
Bouillier Emmanuel rue du Casino puis 278, bld de la Plage 1874 1887 Enseigne : Photographie du Chalet
Boulé Louis 278, bld de la Plage 1889 1896
Chassaing 135, cours Lamarque 1919 1925  
Duclos G. 215, bld de la Plage 1942 1973  
Duplessis-Fourcaud (Mme) 263, bld de la Plage 1960 1973  
Faure Victor 10, rue du Casino 1893 1910 Edit. de cartes postales. Enseigne : Photographie du Casino.
Finès O. 9, rue François LeGallais 1965 1968  
Forpomès (Mme Veuve) 364, bld de la Plage 1979 1979  
Forpomès Jacques 364, bld de la Plage 1947 1979  
Fouère 10, bld de la Plage 1960 1971  
Fouéré 34, avenue Lamartine 1959 1971  
Garson L.       Edit. de cartes postales.
Gérard 10, rue du Casino puis 270 bld de la Plage 1924 1933 Edit. de cartes postales.
Gérard 185 puis 278, bld de la Plage et rue Gambetta 1940 1970  
Grabet 270, bld de la Plage 1935 1940  
Grabey 278, bld de la Plage 1949 1971  
Jérôme 20, bld de la Plage 1873 1878  
Lafont Raoul 260 bis, bld de la Plage 1905 1920 Edit. de cartes postales. Enseigne : Arcachon-Photo.
Larousse 6, cours Lamarque 1961 1971  
Lavergne Louis   1911 1914 Edit. de cartes postales.
Marcellini 262 bld de la plage 1903 1905 Edit. de cartes postales.
Mouls André 252 bis, bld de la Plage 1976 1991 Magasin loué à Studio Roger de cette date à 1998
Mouls Christiane 252 bis bld de la Place 5/1998 9/2004 Depuis cette date, enseigne « Pinasse Collection » (famille Gubiotti)
Mouls Georges 264, bld de la Plage puis 252 bis 1920 1944 Entre 1914/15 et 1919, établi au 25 rue Ste-Catherine à Bordeaux. Arrivé à Arcachon pour raison de santé.
Mouls Henri 252 bis, bld de la Plage 1944 1976  
Neveu (Mme Veuve) 364, bld de la Plage 1944 1947  
Neveu Léo(pold) avenue Régnault puis 252 et enfin 364, bld de la Plage 1905 1944 Edit. de cartes postales. Leoed 298, bld de la Plage.
Petit-Breuilh A. rond point de la Gare 1873 1878  
Photo Gérard 185, bld de la Plage, puis 278 et rue Gambetta 1940    
Photo-Hall 19, avenue Gambetta 1937 1943  
Rapin A. 175 du boulevard de la Plage     Edit. de cartes postales.
Rebollar J. L. 24, avenue Gambetta 1978    
Reboul (Mlle J. Lebour) 260, bld de la Plage puis au 310 1886 1902 Edit. de cartes postales. Enseigne : A Saint-Charles.
Renaudeau R. 278, bld de la Plage 1897 1916  
Roger (Studio) 252 bis bld de la Place 1991 1998  
Romain 67, cours Lamarque 1924 1927  
Rosenthal Régine 71, bld de la Plage 1976    
Rouby 252, bld de la Plage 1931 1936  
Rousset Emile 298, bld de la Plage 1936 1975 Beau-fils de Léo Neveu.
Rousset Jean-Claude 298, bld de la Plage 1975 ?  
Ruault Frédéric 24, avenue Gambetta      
Salin Frères        
Scotto Stéphane 13, avenue Gambetta 1999    
Studio Charpagne 80, cours Lamarque      
Studio Guy 8, cours Lamarque 1964    
Tallaech (de)   1914 1916  
Terpereau Jules-Alphonse rue de la Mairie 1862 1865  

 

Établi et illustré par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand

Remerciements à Pierre Bardou : Photographes en Gironde

Photographe1Photographe11Photographe2Photographe21Photographe3Photographe4

1836 – “Le grand malheur”

1836 – "Le grand malheur"

Lettre de Jean Fleury, maire de La Teste, au préfet de la Gironde (1er avril 1836)

"C'est le coeur brisé de douleur et au milieu des cris déchirans qui retentissent aujourd'hui dans cette commune que je prends la plume pour vous annoncer le malheur dé­plorable qui cause cette désolation générale en plongeant dans le deuil et la détresse un nombre considérable de fa­milles. Le 23 du mois dernier, huit bateaux de pêche sorti­rent du Bassin d'Arcachon et mirent à la mer ; ils auraient dû rentrer le 24, avec leur pêche, mais deux seulement, avec de grands périls, furent assez heureux pour rentrer, ce que ne purent faire les autres, la mer étant trop rude lorsqu'ils voulurent donner dedans. Ils furent obligés de s'élever au large et, depuis lors, le temps et la mer ne leur permirent plus d'aborder l'entrée.

Lire la suite