Famille royale d’Espagne (1)

À l’occasion du centenaire des fiançailles à Arcachon

du roi Alphonse XII d’Espagne

et de l’archiduchesse Marie-Christine d’Autriche

Cette plaquette a été éditée par la Société Historique et Archéologique d’Arcachon.

Août 1879 ■ Août 1979

 

Il n’y a plus de Pyrénées

Le roi Charles II d’Espagne, de la descendance de Charles-Quint n’avait pas de postérité. Sa sœur Marguerite-Thérèse, mariée à l’empereur Léopold 1er, était morte en 1673 et son autre sœur Marie-Thérèse, mariée au roi de France Louis XIV, en 1683. Son plus proche parent demeurait ce dernier qui était son beau-frère mais aussi son cousin germain, étant fils d’Anne d’Autriche, sœur de son père Philippe IV.

Le 1er Novembre un messager espagnol arrivait à la cour de France qui pour lors séjournait à Fontainebleau. Il était porteur des dernières volontés du roi, son maître, qui avait choisi pour lui succéder son petit-neveu, Philippe duc d’Anjou, fils du dauphin de France, et petit-fils de Louis XIV.

Après réflexion, le roi de France accepta pour son petit-fils la couronne d’Espagne. Le 16 novembre 1700, recevant l’am­bassadeur d’Espagne en présence du duc d’Anjou, lui désignant celui-ci, il lui dit : “Vous pouvez le saluer comme votre roi” et il ajouta pour son petit-fils : “Soyez bon espagnol, c’est présen­tement votre premier devoir, mais souvenez vous que vous êtes français pour maintenir l’union entre ces deux nations”.

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Les funérailles du maréchal de Saint-Arnaud

LES FUNÉRAILLES DU MARÉCHAL DE SAINT-ARNAUD

VUES PAR UN PENSIONNAIRE DE L’HÔTEL DES INVALIDES

 

Nommé le 11 mars 1854 commandant en chef des troupes françaises en Crimée, le maréchal de Saint-Arnaud mourut du choléra, le 29 septembre 1854, sur le bateau qui le rapatriait.

Armand, Jacques, Achille Le Roy de Saint-Arnaud était né à Paris, le 20 avril 1798, date qui figure sur son tombeau et non en 1801 comme le disent cer­tains dictionnaires1. Il était, avec son frère Louis-Adolphe, le fils d’un préfet de l’Empire et de Louise Papillon de l’Esteyre.

Il eut un premier contact avec la Gironde lorsque sa mère, devenue veuve, se remaria avec Jean de Forcade, propriétaire du château de Tastes à Saint-André-du-Bois. Ce château sera débaptisé en 1862 et prendra le nom de château de Malromé. C’est dans ce château qu’habitera Toulouse-Lautrec.

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Les débuts de la criée municipale d’Arcachon

LES DÉBUTS DE LA CRIÉE MUNICIPALE D’ARCACHON (1950-1952)

 

Parmi les « curiosités » qu’Arcachon offre aux vacanciers, figure en bonne place le Port de Pêche avec ses ventes à l’encan, si bien que le bâtiment du quai Capitaine Allègre connaît un franc succès d’affluence à la belle saison.

Pourtant, la Halle aux poissons, bien que de construction récente — son inauguration eut lieu pendant l’été 1958 —, tend à devenir le vestige d’un autre temps, Qu’on en juge.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Arcachon était le dixième port de pêche français (Grand Mémento Encyclopédique Larousse, édition de 1936). Dès le début des années 1970, c’est désormais une quinzaine de ports qui le devan­cent.

De toute évidence, le développement de la pêche, attendu lors de la créa­tion de la Criée municipale, ne s’est pas concrétisé dans les faits. Il est vrai que, dès ses débuts, la Criée s’est heurtée non seulement à de multiples problèmes mais aussi à de sérieuses oppositions.

1948. Le 15 mars, un arrêté interministériel instituait au profit de la ville d’Arcachon une taxe de péage sur le poisson en vue de la création d’une criée et d’un appontement pour la desservir1.

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Une lettre de l’abbé Mouls

Une lettre de l’abbé Mouls

 

Nos collègues et lecteurs se souviennent des efforts que nous avons tentés pour obtenir que cessassent l’injuste oubli et la honteuse ingratitude dont continue à être victime l’abbé Mouls, fondateur d’Arcachon.,

Aucun d’eux n’a oublié, sans doute. la pétition que nous adressâmes à ce sujet au Conseil Municipal de la dite Ville pour ‘essayer d’obtenir, qu’en attendant mieux, le nom de cet ecclésiastique soit donné à une rue, par exemple à la rue de la Mairie. Un tel édifice n’existerait pas là, en effet, sans la campagne de Mouls et de Lamarque de Plaisance en faveur de l’autonomie de notre territoire. Notre demande a été renvoyée à une commission et, depuis, nous n’avons plus entendu parler de rien.

Chacun se rappelle aussi certainement de notre brochure de propagande publiée sous le titre d’Étude biographique et philosophique sur l’abbé Mouls, fondateur d’Arcachon, brochure dont il nous reste encore quelques exemplaires à la disposition des amateurs de curiosités historiques et de raretés bibliographiques1.

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