Couronnement de Notre-Dame d’Arcachon

Fresques pour le centenaire

du couronnement de la statue de

NOTRE-DAME d’ARCACHON

le 16 juillet 1873

La cérémonie du couronnement

Le mercredi 16 juillet ayant été choisi pour la cérémonie du Couronnement, le Cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, arriva le veille à 18 heures, accompagne de son coadjuteur, Mgr de Bouillerie, des archevêques d’Avignon et de Tours, des évêques d’AIbi, d’Angoulême, de Périgueux et de Tarbes.

Le maire Jean Mauriac, le con­seil municipal et les fonctionnaires des diverses administrations s’étaient rendus à la gare pour accueillir les prélats. Sous un arc de triomphe, devant la gare, Jean Mauriac les harangua. Aux évêques, il déclara que c’étaient les évêques qui avaient fait la France et salua dans le cardinal, « l’auguste vieillard qui a tant contribué à la prospérité d’Arcachon, dont la sollicitude s’étendit toujours, avec une prédilection marquée, sur les populations si chrétiennes de « l’ancien captalat de Buch »1, ce qui ne fut pas du goût du journal « La Gironde », lequel voyait plutôt dans les Pereire et la Com­pagnie du Midi, les principaux agents de la prospérité d’Arca­chon2.

Le cardinal répondit au maire ; puis des calèches s’avancèrent dans lesquelles tout le monde s’assit pour gagner l’église Notre-Dame, derrière la musique du 57e de ligne. Une compagnie de ce régiment, formant une escorte d’honneur, suivait les voitures.

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Au sujet de la “levée en masse” de 1793

Au sujet de la “levée en masse” de 1793

Les administrateurs du département essaient de remonter le moral des officiers municipaux d’Andernos qui leur avaient fait part de leurs craintes, de­vant l’accueil fait par la population au fameux Décret du 23 août 1793 sur la « levée en masse » des citoyens de 18 à 25 ans.

À Andernos, comme dans les autres communes riveraines du Bassin, on voulait bien servir sous la République dans la marine ou, à la rigueur, dans la Garde-côtes, comme on l’avait fait sous le roi, mais pas ailleurs.

 

A Municipalité d’Endernos

Bordeaux, le 18 septembre 1793

Nous avons reçu votre lettre du 16 courant avec le tableau des jeunes gens depuis l’âge de 18 jusqu’à 25 ans que vous avez enregistrés, ainsi que le P.V. à la suite du dit tableau. Vous nous annoncez dans votre lettre que vous craignez un refus de la part des citoyens de votre commune. Vous nous dites que les membres de votre conseil vont donner leur démission. Citoyens, il ne faut pas que quelque dégoût dans l’exercice de vos fonctions porte le découragement dans des âmes républicaines. Il ne faut pas aussi que des magistrats du peuple souffrent qu’on les outrage dans l’exercice de leur fonction c’est à vous à faire exécuter les lois à cet égard. Il en est une qui vous prescrit la marche que vous avez à tenir. Elle vous donne le droit de dresser votre procès-verbal et de faire mettre en état d’ar­restation le mauvais citoyen qui aurait osé vous insulter. En vous conformant à cet te loi vous intimiderez les malveillants et vous aurez autant de défenseurs qu’il y aura de bons citoyens, mais nous vous en conjurons au nom du salut public, restaient à votre poste. Vous connaissez les lois qui défendent aux fonctionnaires publics de donner leur démission dans les moments où la patrie est en danger et vous ne voudrez pas vous exposer à l’opprobre dont sont flétris les mauvais ci­toyens qui abandonnent un poste où la confiance publique les avait placés.

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Les Baleste, seigneurs d’Andernos

LA MONTÉE DE LA BOURGEOISIE AU XVIIe SIÈCLE

LES BALESTE,

SEIGNEURS D’ANDERNOS

 

La seigneurie d’Andernos, fief d’Audenge, devint autonome en 1625 et jus­qu’à la Révolution appartint à la famille Baleste, de La Teste et à sa descendance. Trois générations de Baleste ont ainsi possédé Andemos, puis deux générations de Caupos et enfin une dernière génération Caupos-Verthamon.

1ère période : 1625-1749 : les Baleste.

– Pierre Baleste qui acheta Andernos en 1625

– les enfants de Pierre Baleste : Jean, François et Marie

– Marie Baleste, fille de Jean, épouse de Gérard de Caupos, décédée en 1749

2ème période : 1749-1786 : les Caupos, enfants de Marie Baleste

– François de Caupos : 1701-1769

– Marie de Caupos : 1703-1786, qui épousa son cousin Jean de Caupos.

3ème période : 1786-1789 .les Caupos-Verthamon

Marie de Caupos : 1724-An II, fille de la précédente, épouse de Martial de
Verthamon et sur qui le patrimoine des Caupos fut saisi à la Révolution.

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Lettre de Daniel Nézer (vers 1768)

Lettre de Daniel Nézer (vers 1768)

conservée aux Archives Municipales d’Arcachon (fonds Rebsomen)

Date illisible

Monsieur

J’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite le premier de ce mois au sujet du changement qui a été fait pour le transport des fonds, paquets et lettres de Bordeaux à la Colonie, et de la Colonie à Bordeaux. Je croyois que ce transport ne vous tenoit pas beaucoup à cœur, puisque je vous ai entendu dire souvent qu’il vous occasionnoit surtout en été plus de dépenses que de profits. Lire la suite