Famille royale d’Espagne (2)

FAMILLE ROYALE D’ESPAGNE

(suite)

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Isabelle II séjourne à Arcachon

La mère d’Alphonse XII n’était pas présente aux fiançail­les de son fils et de Marie-Christine en août 1879, à Arcachon. Sans doute voulut elle connaître le cadre où elles s’étaient con­clues car elle vint à Arcachon, exactement un an après, en août 1880, avec une suite de trente trois personnes. Elle s’installa, le 14 août dans la ville Carmen, allée Carmen, aujourd’hui allée du Docteur Lalesque en ville d’Hiver, villa appartenant à M. Hennon, conseiller municipal. Le dimanche 15 août la musique municipale alla jouer sous ses fenêtres et le soir ce fut l’orchestre du casino.

Le marquis de Campo, propriétaire du « Chalet rouge »11 au bord du Bassin, avait mis ce dernier à la disposition de la reine pour lui servir de cabine de bain. Chaque matin elle y venait se mettre en tenue et se baignait sur la plage en toute tranquil­lité, le « chalet rouge » à l’époque étant assez isolé. Ses après-midi étaient occupées par des promenades en forêt ou sur l’eau dans le canot de l’inspecteur des douanes ou dans celui du com­missaire de la marine mis à sa disposition.

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Famille royale d’Espagne (1)

À l’occasion du centenaire des fiançailles à Arcachon

du roi Alphonse XII d’Espagne

et de l’archiduchesse Marie-Christine d’Autriche

Cette plaquette a été éditée par la Société Historique et Archéologique d’Arcachon.

Août 1879 ■ Août 1979

 

Il n’y a plus de Pyrénées

Le roi Charles II d’Espagne, de la descendance de Charles-Quint n’avait pas de postérité. Sa sœur Marguerite-Thérèse, mariée à l’empereur Léopold 1er, était morte en 1673 et son autre sœur Marie-Thérèse, mariée au roi de France Louis XIV, en 1683. Son plus proche parent demeurait ce dernier qui était son beau-frère mais aussi son cousin germain, étant fils d’Anne d’Autriche, sœur de son père Philippe IV.

Le 1er Novembre un messager espagnol arrivait à la cour de France qui pour lors séjournait à Fontainebleau. Il était porteur des dernières volontés du roi, son maître, qui avait choisi pour lui succéder son petit-neveu, Philippe duc d’Anjou, fils du dauphin de France, et petit-fils de Louis XIV.

Après réflexion, le roi de France accepta pour son petit-fils la couronne d’Espagne. Le 16 novembre 1700, recevant l’am­bassadeur d’Espagne en présence du duc d’Anjou, lui désignant celui-ci, il lui dit : “Vous pouvez le saluer comme votre roi” et il ajouta pour son petit-fils : “Soyez bon espagnol, c’est présen­tement votre premier devoir, mais souvenez vous que vous êtes français pour maintenir l’union entre ces deux nations”.

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Les funérailles du maréchal de Saint-Arnaud

LES FUNÉRAILLES DU MARÉCHAL DE SAINT-ARNAUD

VUES PAR UN PENSIONNAIRE DE L’HÔTEL DES INVALIDES

 

Nommé le 11 mars 1854 commandant en chef des troupes françaises en Crimée, le maréchal de Saint-Arnaud mourut du choléra, le 29 septembre 1854, sur le bateau qui le rapatriait.

Armand, Jacques, Achille Le Roy de Saint-Arnaud était né à Paris, le 20 avril 1798, date qui figure sur son tombeau et non en 1801 comme le disent cer­tains dictionnaires1. Il était, avec son frère Louis-Adolphe, le fils d’un préfet de l’Empire et de Louise Papillon de l’Esteyre.

Il eut un premier contact avec la Gironde lorsque sa mère, devenue veuve, se remaria avec Jean de Forcade, propriétaire du château de Tastes à Saint-André-du-Bois. Ce château sera débaptisé en 1862 et prendra le nom de château de Malromé. C’est dans ce château qu’habitera Toulouse-Lautrec.

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Les débuts de la criée municipale d’Arcachon

LES DÉBUTS DE LA CRIÉE MUNICIPALE D’ARCACHON (1950-1952)

 

Parmi les « curiosités » qu’Arcachon offre aux vacanciers, figure en bonne place le Port de Pêche avec ses ventes à l’encan, si bien que le bâtiment du quai Capitaine Allègre connaît un franc succès d’affluence à la belle saison.

Pourtant, la Halle aux poissons, bien que de construction récente — son inauguration eut lieu pendant l’été 1958 —, tend à devenir le vestige d’un autre temps, Qu’on en juge.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Arcachon était le dixième port de pêche français (Grand Mémento Encyclopédique Larousse, édition de 1936). Dès le début des années 1970, c’est désormais une quinzaine de ports qui le devan­cent.

De toute évidence, le développement de la pêche, attendu lors de la créa­tion de la Criée municipale, ne s’est pas concrétisé dans les faits. Il est vrai que, dès ses débuts, la Criée s’est heurtée non seulement à de multiples problèmes mais aussi à de sérieuses oppositions.

1948. Le 15 mars, un arrêté interministériel instituait au profit de la ville d’Arcachon une taxe de péage sur le poisson en vue de la création d’une criée et d’un appontement pour la desservir1.

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Une lettre de l’abbé Mouls

Une lettre de l’abbé Mouls

 

Nos collègues et lecteurs se souviennent des efforts que nous avons tentés pour obtenir que cessassent l’injuste oubli et la honteuse ingratitude dont continue à être victime l’abbé Mouls, fondateur d’Arcachon.,

Aucun d’eux n’a oublié, sans doute. la pétition que nous adressâmes à ce sujet au Conseil Municipal de la dite Ville pour ‘essayer d’obtenir, qu’en attendant mieux, le nom de cet ecclésiastique soit donné à une rue, par exemple à la rue de la Mairie. Un tel édifice n’existerait pas là, en effet, sans la campagne de Mouls et de Lamarque de Plaisance en faveur de l’autonomie de notre territoire. Notre demande a été renvoyée à une commission et, depuis, nous n’avons plus entendu parler de rien.

Chacun se rappelle aussi certainement de notre brochure de propagande publiée sous le titre d’Étude biographique et philosophique sur l’abbé Mouls, fondateur d’Arcachon, brochure dont il nous reste encore quelques exemplaires à la disposition des amateurs de curiosités historiques et de raretés bibliographiques1.

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La distribtion des prix au lycée d’Arcachon en 1945

La distribution des prix au Lycée d’Arcachon, le 11 juillet 1945

Extraits du discours prononcé par M. AUBA, professeur agrégé des lettres1

 …

Aux premiers jours d’octobre 1939, notre Lycée nouvellement créé s’ouvrit; la guerre avait commencé. Dans une « villa » de la ville d’hiver tièdement blot­tie au milieu des arbres, il offrait aux enfants parisiens qui avaient dû aban­donner leur capitale, menacée par les convoitises ennemies et par les dangers des bombardements aériens, la possibilité de goûter encore aux joies de l’huma­nisme. Hélas ! quelques mois plus tard, l’immense vague motorisée, qui avait déferlé sur la France entière, se chargeant de ruines et de deuils, venait battre jusqu’à notre contrée, et, la rage au cœur, les Arcachonnais virent parader dans leurs rues l’ennemi. Plus de quatre ans, il est resté. Il aurait été bien superficiel ou bien coupable celui qui n’aurait pas senti, sous le décor immuable de la vie, les changements terribles ; la tyrannie, se voulant éternelle, tentait d’étouffer la voix des hommes libres ; et, bassement, l’ambitieuse lâcheté se cou­chait devant le maître, on cherchait à entraîner en Allemagne nos camarades pour qu’ils forgent des armes à l’ennemi et, dans les chaudes nuits d’été, erraient les voitures de la Gestapo acharnée à traquer les patriotes.

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Couronnement de Notre-Dame d’Arcachon

Fresques pour le centenaire

du couronnement de la statue de

NOTRE-DAME d’ARCACHON

le 16 juillet 1873

La cérémonie du couronnement

Le mercredi 16 juillet ayant été choisi pour la cérémonie du Couronnement, le Cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, arriva le veille à 18 heures, accompagne de son coadjuteur, Mgr de Bouillerie, des archevêques d’Avignon et de Tours, des évêques d’AIbi, d’Angoulême, de Périgueux et de Tarbes.

Le maire Jean Mauriac, le con­seil municipal et les fonctionnaires des diverses administrations s’étaient rendus à la gare pour accueillir les prélats. Sous un arc de triomphe, devant la gare, Jean Mauriac les harangua. Aux évêques, il déclara que c’étaient les évêques qui avaient fait la France et salua dans le cardinal, « l’auguste vieillard qui a tant contribué à la prospérité d’Arcachon, dont la sollicitude s’étendit toujours, avec une prédilection marquée, sur les populations si chrétiennes de « l’ancien captalat de Buch »1, ce qui ne fut pas du goût du journal « La Gironde », lequel voyait plutôt dans les Pereire et la Com­pagnie du Midi, les principaux agents de la prospérité d’Arca­chon2.

Le cardinal répondit au maire ; puis des calèches s’avancèrent dans lesquelles tout le monde s’assit pour gagner l’église Notre-Dame, derrière la musique du 57e de ligne. Une compagnie de ce régiment, formant une escorte d’honneur, suivait les voitures.

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Annuaire des photographes d’Arcachon

ANNUAIRE des PHOTOGRAPHES ayant exercé à ARCACHON

Nom Adresse Début Fin Observations
Andrews rue du Casino 1910 1911 Edit. de cartes postales.
Argence (d’) 29, bld de la Côte d’Argent 1968 1973  
Autchisky 273, bld de la Côte d’Argent 1975   Enseigne : Les Enfants terribles
Bacour 272, bld de la Plage 1892 1910  
Bois-Guillot J. 278, bld de la Plage 1887 1889  
Bouillier Emmanuel rue du Casino puis 278, bld de la Plage 1874 1887 Enseigne : Photographie du Chalet
Boulé Louis 278, bld de la Plage 1889 1896
Chassaing 135, cours Lamarque 1919 1925  
Duclos G. 215, bld de la Plage 1942 1973  
Duplessis-Fourcaud (Mme) 263, bld de la Plage 1960 1973  
Faure Victor 10, rue du Casino 1893 1910 Edit. de cartes postales. Enseigne : Photographie du Casino.
Finès O. 9, rue François LeGallais 1965 1968  
Forpomès (Mme Veuve) 364, bld de la Plage 1979 1979  
Forpomès Jacques 364, bld de la Plage 1947 1979  
Fouère 10, bld de la Plage 1960 1971  
Fouéré 34, avenue Lamartine 1959 1971  
Garson L.       Edit. de cartes postales.
Gérard 10, rue du Casino puis 270 bld de la Plage 1924 1933 Edit. de cartes postales.
Gérard 185 puis 278, bld de la Plage et rue Gambetta 1940 1970  
Grabet 270, bld de la Plage 1935 1940  
Grabey 278, bld de la Plage 1949 1971  
Jérôme 20, bld de la Plage 1873 1878  
Lafont Raoul 260 bis, bld de la Plage 1905 1920 Edit. de cartes postales. Enseigne : Arcachon-Photo.
Larousse 6, cours Lamarque 1961 1971  
Lavergne Louis   1911 1914 Edit. de cartes postales.
Marcellini 262 bld de la plage 1903 1905 Edit. de cartes postales.
Mouls André 252 bis, bld de la Plage 1976 1991 Magasin loué à Studio Roger de cette date à 1998
Mouls Christiane 252 bis bld de la Place 5/1998 9/2004 Depuis cette date, enseigne « Pinasse Collection » (famille Gubiotti)
Mouls Georges 264, bld de la Plage puis 252 bis 1920 1944 Entre 1914/15 et 1919, établi au 25 rue Ste-Catherine à Bordeaux. Arrivé à Arcachon pour raison de santé.
Mouls Henri 252 bis, bld de la Plage 1944 1976  
Neveu (Mme Veuve) 364, bld de la Plage 1944 1947  
Neveu Léo(pold) avenue Régnault puis 252 et enfin 364, bld de la Plage 1905 1944 Edit. de cartes postales. Leoed 298, bld de la Plage.
Petit-Breuilh A. rond point de la Gare 1873 1878  
Photo Gérard 185, bld de la Plage, puis 278 et rue Gambetta 1940    
Photo-Hall 19, avenue Gambetta 1937 1943  
Rapin A. 175 du boulevard de la Plage     Edit. de cartes postales.
Rebollar J. L. 24, avenue Gambetta 1978    
Reboul (Mlle J. Lebour) 260, bld de la Plage puis au 310 1886 1902 Edit. de cartes postales. Enseigne : A Saint-Charles.
Renaudeau R. 278, bld de la Plage 1897 1916  
Roger (Studio) 252 bis bld de la Place 1991 1998  
Romain 67, cours Lamarque 1924 1927  
Rosenthal Régine 71, bld de la Plage 1976    
Rouby 252, bld de la Plage 1931 1936  
Rousset Emile 298, bld de la Plage 1936 1975 Beau-fils de Léo Neveu.
Rousset Jean-Claude 298, bld de la Plage 1975 ?  
Ruault Frédéric 24, avenue Gambetta      
Salin Frères        
Scotto Stéphane 13, avenue Gambetta 1999    
Studio Charpagne 80, cours Lamarque      
Studio Guy 8, cours Lamarque 1964    
Tallaech (de)   1914 1916  
Terpereau Jules-Alphonse rue de la Mairie 1862 1865  

 

Établi et illustré par Jean-Pierre Ardoin Saint Amand

Remerciements à Pierre Bardou : Photographes en Gironde

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