Le parcours d’Éliane Beaupuy-Manciet (1921-2012)

DES FORMES ET DES COULEURS,
LE PARCOURS D’ÉLIANE BEAUPUY-MANCIET

Il y a dix ans, en décembre 1996, le Musée Paul-Valéry de Sète rendait un hommage appuyé à une artiste aux authentiques racines arcachonnaises, qui « pendant un quart de siècle avait consacré son temps à ses étudiants et dispensé sa foi artistique et ses dons avec conscience, avec talent, avec générosité, dans un oubli total d’elle-même pour mieux les offrir aux autres »1. Son nom : Éliane Beaupuy-Manciet, lauréate du Grand Prix de Rome de Peinture en 1947.

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Claude Bouscau, sculpteur (1909-1985)

Claude Bouscau

SCULPTEUR
1909 – 1985

Claude Bouscau

Claude BOUSCAU est né à Arcachon le 15 mai 1909. Nous avons fêté en 2009, le centième anniversaire de sa naissance.

Issu d’une famille de marins, ce n’est pas vers la mer elle-même qu’il tourne d’abord son esprit, mais vers le sable qui est son premier matériau. Il le modèle comme beaucoup d’enfants, remporte les concours de châteaux de sable chaque été et se fait remarquer par un architecte parisien en villégiature, qui s’intéresse à lui et oriente sa vocation en le faisant travailler.

C’est en plusieurs étapes qu’il apprend son métier de sculpteur : Ecoles des Beaux-Arts de BORDEAUX (1923-1928), puis des Arts Décoratifs de PARIS (1928-1929). Après y avoir obtenu le grand prix de sculpture à l’âge de 20 ans, il entre en 1930 à l’Ecole des Beaux-Arts de PARIS dans l’atelier BOUCHARD, et obtient en 1935, dès sa première tentative, le Premier Grand Prix de Rome.

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René Giffrey, Arcachonnais d’adoption

L’EXPOSITION RENÉ GIFFEY
Arcachonnais d’adoption

De semaine en semaine, Arcachon voit fleurir sur les cimaises de sa salle d’ex­position, dessins, lavis, aquarelles, pastels, peintures à l’huile. Artistes locaux, peintres déjà connus ou ayant l’espoir de l’être retiennent l’attention des Arca­chonnais et des touristes. Une lacune restait à combler, et quelle lacune !

Il y a 20 ans, mourait à Arcachon un des plus grands illustrateurs du siècle et ses obsèques étaient célébrées dans la plus grande discrétion ! Au moment de sa mort, René Giffey qui, par la qualité et la variété de son œuvre surclassait la plupart de ses confrères de même spécialité, était depuis 17 ans, l’hôte d’Arcachon et habitait le coquet quartier des Abatilles, avec son épouse attentive et dé­vouée. Sa production artistique fut, dans cette période arcachonnaise, très réduite et seuls quelques intimes fréquentaient le ménage.

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Hommage à Lucien Boyer

Hommage à Lucien Boyer (1876-1942)

L’été revenu, émergeant d’une léthargie plus que semestrielle, les communes riveraines du Bassin d’Arcachon multiplient, souvent hélas sans la moindre concertation, fêtes des ports et foires aux huîtres, rencontres gastronomiques (!) et dégustations diverses pour satisfaire les hor­des envahissantes des touristes. Sous la houlette des offi­ces de tourisme ou des comités de quartiers, avec en arriè­re-plan les figurants en vareuse bleue et pantalon rouge, coiffés de la benaise ou du béret, les autochtones – du moins certains d’entre eux – cherchent à séduire l’indispensable estivant pour qu’il revienne, douze mois plus tard, dans ce pays de cocagne qu’est le Pays de Buch1.

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150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon (1)

150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon

(Première partie)

 

Le départ de la visite est à l’entrée principale, rue Fénelon.

L’établissement du cimetière fut l’une des toutes premières décisions de la première municipalité arcachonnaise présidée par Lamarque de Plaisance.

Le 28 juin 1857, le maire propose de demander à l’État la concession d’un hectare de terrain qui serait pris dans les forêts du côté de la dune de Bernet, dans l’endroit le moins dommageable et dont le prix serait fixé d’après les bases admises par ces sortes de concessions.

Une décision du ministre des Finances du 5 août 1858 autorisait « la cession à la commune d’Arcachon, pour l’établissement d’un cimetière, d’un hectare de terrain au canton de la forêt domaniale dit Foursoumard ou Hourn Somart, avec abandon de 200 des pins dont elle est peuplée, moyennant le versement dans la caisse des Domaines de la somme de 820 francs ».

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150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon (2)

150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon

(Seconde partie)

 

 Pour accéder à la première partie cliquer ici

  

(28) Monument Marie BARTETTE (à gauche)

Elle est née le 10 septembre 1893 à Albi (Tarn), où son père, officier, était en garnison. C’est au début du siècle qu’adolescente orpheline, elle vint vivre avec sa mère et son jeune frère en Gironde, à Saint-André-de-Cubzac. Le brevet supérieur en poche, elle entra dans une banque anglaise, la Lloyds and National Provincial Bank, d’abord à Paris, puis à Bordeaux. Mais préoccupée par la santé de sa mère, elle dut démissionner et s’installa à Arcachon où elle fit l’acquisition d’un magasin de mercerie, place de la Mairie, Au Bonheur des dames.

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75 clichés de Terpereau : un trésor

La naissance d’Arcachon a eu un témoin attentif, Alphonse Terpereau, photographe à Bordeaux, que la Compagnie du Midi des frères Pereire va charger d’un véritable reportage sur la ville en train de se construire. La Compagnie a besoin de matériel, de « visuel », à donner aux graveurs pour faire la publicité de la station en train de naître.

Terpereau va promener son laboratoire roulant et sa chambre noire dans le chantier qu’est alors la ville d’Hiver, prenant des vues des réalisations les plus remarquables des architectes des Pereire, le Casino Mauresque, le Grand Hôtel, le Belvédère, la Passerelle, mais aussi des villas locatives que la compagnie fait construite sur ses terrains de même qu’Emile Pereire sur ses terrains propres.

Nous sommes dans les années 1862-1864, 5 ans après la fondation d’Arcachon: Terpereau nous donne littéralement à voir une ville en construction : le Grand Hôtel est encore en chantier, le Casino Mauresque est à peine achevée, nombre de villas sont encore aux mains des ouvriers.

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Au Bassin d’Arcachon

Au Bassin d’Arcachon

Extrait de l’Avenir d’Arcachon N° 2418 du 12/06/1898

Dans la petite salle vitrée du restaurant, des étrangers mangent avec ce bon appétit que donne le voisinage de la mer tandis que, la serviette sur le bras, Pierre fait le service, empressé et sautillant.

Près de la fenêtre entr’ouverte, en face du magnifique Bassin, je cause avec mon ami Kobus en savourant des soles d’une délicieuse fraîcheur. Il me détaille un affriolant programme de courses dans la forêt, d’excursions vélocipédiques, de promenades en bateau. Sa joviale et grosse figure, éclairée de finesse, fait plaisir à voir. Il a de très larges épaules, des muscles puissants et très agiles, et, dans un corps d’athlète, une âme toute bonne, toute franche, toute délicate, de géant des contes de fées.

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58 jours sur des échasses….

Dornon titre

Sylvain Dornon

58 JOURS
SUR DES ÉCHASSES
DE PARIS À MOSCOU

PRÉFACE

On n’a pas oublié le voyage original que fit l’année dernière, sur des échasses, Sylvain Dornon, l’ancien berger des Landes, boulanger à Arcachon.

Il n’est personne pour ignorer le long itinéraire qu’il parcourut, de ville en ville, à travers les bois et les montagnes, ne craignant pas de traverser le territoire de nos ennemis pour aller serrer des mains amies.  Son but, un journaliste distingué, M. Ch. Laurent, l’a dépeint dans toute sa simpli­cité, en même temps que dans toute sa vérité, en ces termes :

« II n’y va pas comme Atchinoff est venu chez nous, pour une œuvre aventureuse de politique ou d’intérêt ; il n’y va pas comme est venu Winter, soucieux de faire une longue marche de soldat entre sa patrie et la nôtre pour démontrer l’état d’entraînement de sa race et pour serrer la main à ses frères d’armes de l’avenir. Non, lui, c’est un simple paysan, d’une des régions les moins connues, les moins instruites et les moins heureuses de la France. Il a naïvement recueilli tout ce qui se disait de l’alliance occulte et pour ainsi dire instinctive des deux peuples. Il a voulu aller voir de ses yeux le pays du tsar blanc et lui faire honneur, et doubler en même temps son propre mérite par les difficultés matérielles du voyage. Il n’a rien à gagner à cela : rien que d’avoir fait un grand effort et d’avoir ainsi montré une plus grande et plus naïve affection pour ceux qu’il va visiter1. »

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