Arcachon entre Ville d’Hiver et Ville d’Été

Arcachon entre Ville d’Hiver et Ville d’Été

Cette vidéo a été réalisée par Frédéric Maurice pour l’émission Météo à la carte sur France 3.

On y reconnaît Annick et Dominique Chevallier, Maurice Bénitah, François Courtaigne et Aimé Nouailhas.

Le tournage avait lieu le 7 janvier 2013 et la première diffusion le 17 janvier suivant.

Mémoires posthumes de Marie Bartette (1)

(Journal d’Arcachon à partir du N° 1162 du 3 décembre 1966)

MÉMOIRES POSTHUMES DE MARIE BARTETTE – 1

Bartette

Dans ce journal qui se présente sous une forme nouvelle, dans ce numéro qui paraît immédiatement après la cérémonie de dimanche qui a maqué l’anniversaire du décès de son ancienne directrice, Marie Bartette, nous avons pensé qu’il était bon d’y commencer la publication des mémoires qu’elle nous avait légués.

Il nous semble ainsi qu’elle préside encore aux destinées de ce journal qui lui fut si cher et qu’elle le patronne dans sa nouvelle formule.

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Mémoires posthumes de Marie Bartette (2)

(Journal d’Arcachon à partir du N° 1162 du 3 décembre 1966)

MÉMOIRES POSTHUMES DE MARIE BARTETTE – 2

LA B.B.C.

Cette petite alerte nous engage à la prudence et pendant quelques mois, nous commentons les événements, nous lisons les livres interdits et les faisons circuler, et nous écoutons la radio. L’émission de 9 heures et quart de la BBC, suivie de celle « Les Français parlent aux Français », connaît un succès prodigieux. La discussion des trois amis, la petite Académie nous distraient de notre permanent obsession. Nos oreilles blessées par la bassesse de la propagande nazie sont-elles trop indulgentes ? Je ne crois pas. Je crois que nous avons raison de dire que ces hommes dont les noms nous sont familiers et chers : Pierre Bourdan, Jean Marin, Jacques Duchesne, les trois premiers connus, puis Jean Oberlé, Jacques Morel et tous les autres, sont pétris d’esprit, débordants de talent, et que toutes leurs émissions sont de petits chefs-d’œuvre radiophoniques.

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Mémoires posthumes de Marie Bartette (3)

(Journal d’Arcachon à partir du N° 1162 du 3 décembre 1966)

MÉMOIRES POSTHUMES DE MARIE BARTETTE – 3

ÉVACUERA-T-ON ARCACHON ?

Depuis près de deux ans, les Allemands sont installés à Arcachon dans les grands hôtels, et peu à peu, ils les évacuent pour la nuit et vont coucher dans des villas où ils se trouvent mêlés à la population.

Ils redoutent donc les bombardements de la Royal Air Force et ne veulent pas continuer à garder leurs hommes trop rassemblés. On parle périodiquement de l’évacuation de la ville. J’ai assez de peine à y croire car nous ne sommes pas et nous ne pouvons pas être un point stratégique. Notre présence protège les Allemands beaucoup plus qu’elle ne les dérange. Ils savent qu’il existe parmi nous des espions qui les surveillent et que des renseignements partent et arrivent en Grande-Bretagne, mais ils savent bien que ces hommes décidés s’arrangeront toujours pour rester sur place en cas d’évacuation ou tout au moins un bon nombre d’entre eux.

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Mémoires posthumes de Marie Bartette (4)

(Journal d’Arcachon à partir du N° 1162 du 3 décembre 1966)

MÉMOIRES POSTHUMES DE MARIE BARTETTE – 4

LA SITUATION DEVIENT CRITIQUE

La situation de tous nos groupements devient de plus en plus critique. Les arrestations se multiplient à une cadence accélérée, on quitte des amis en se demandant si on les reverra. On se couche sans savoir si on passera la nuit dans son lit.

Vie étrange, tourmentée, incertaine. Elle serait exaltante si on était seul à courir des risques, elle est trop lourde de l’inquiétude que l’on éprouve pour tous en général et pour ceux qu’on aime en particulier.

Passage éventuel des consignes

Le commandant de Luze vient me voir souvent. Rien n’altère son entrain et sa bonne humeur, mais je lis quand même sur ses traits la fatigue des soucis qui l’accablent.

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Mémoires posthumes de Marie Bartette (5)

(Journal d’Arcachon à partir du N° 1162 du 3 décembre 1966)

MÉMOIRES POSTHUMES DE MARIE BARTETTE – 5

 

Les cachots du Bouscat

« De profondis at te domine »

Le car s’arrête devant une grande maison entourée de beaux arbres qu’une grille sépare de la large avenue qui porte le nom du maréchal. Par un perron, nous pénétrons dans le corridor, un soldat me retire ma mallette et mon sac. Ils ouvrent une porte qui dissimule l’escalier de la cave, un soldat passe le premier, un autre derrière moi ferme la marche. Nous sommes dans la cave de la maison, une cave voûtée, sombre et froide, quatre portes avec de grosses serrures et des barres de fer se trouvent deux à droite de l’escalier, deux à gauche. Les soldats ouvrent la première porte à gauche et je vois un cachot d’environ deux mètres de long sur 1 m. 50 de profondeur, et de 1 m. 25 à moins de 2 mètres de hauteur selon l’endroit.

Pour tout meuble, une petite couchette très étroite en bois, sur des pieds d’environ 0 m. 75 avec un mince matelas et une couverture.

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Marie Bartette – Les étapes d’une déportée

(Journal d’Arcachon à partir du N° 45 du 16 juin 1945 au 30 mars 1946)

LE DÉPART DU FORT DU HÂ

Grande animation dans les cellules de la Section Allemande du Fort du Hâ (Section des femmes) dans la première semaine du mois d’août 1944. Un certain nombres de prisonnières viennent d’âtre appelées pour passer une visite médicale en vue d’un départ ; à peu près 40 % de l’effectif total.

Partir ? Mais où partir ? demandent sur des tons divers mes compagnes de la cellule 9. Dans un camp de concentration ? En Allemagne ? À Mérignac ? Les bruits les plus divers circulent, il y a de l’angoisse dans certains regards. Le Fort du Hâ est surpeuplé, nous sommes 17 dans une cellule de 12 lits, il fait une chaleur atroce et déprimante. Peut-être veut-on simplement décongestionner la prison et envoyer ailleurs, à Mérignac peut-être, celles qui ont été appelées. je constate assez vite que tous les cas politiques sont justement choisis pour ce départ, ce n’est point de bon augure, mais je reste toujours optimiste. À quoi bon s’inquiéter lorsque l’on a perdu la maîtrise de son destin ? La visite médicale est une vaste plaisanterie. On nous fait descendre dans un corridor du rez-de-chaussée (la cellule 9 est au premier) et là, on nous invite à défaire nos blouses et nos robes de façon à dégager un peu nos épaules. Le médecin allemand passe en uniforme et ganté. Il nous regarde à peine et disparaît très vite. Nous rions en remontant nos robes. C’est une constatation de sexe ; il sait évidemment, ce docteur, que nous sommes bien des femmes, mais il ignore totalement si nous sommes bien portantes ou malades.

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La grippe espagnole à Arcachon en 1918

21 août 1918

 LA GRIPPE ESPAGNOLE À ARCACHON

 

Il y a ici depuis quelques temps une épidémie de grippe dite « espagnole » qui se porte sur les poumons ou sur l’intestin et qui fait de nombreuses victimes. Il meurt chaque jour plusieurs personnes. Les pompes funèbres ne peuvent suffir à enterrer les morts. Il y a 22 cadavres à enterrer et qu’on ne peut porter au cime­tière. Les chevaux sont fourbus, car on manque d’avoine et les pauvres bêtes se traînent péniblement.

Pour le même motif l’entrepreneur de vidange ne peut faire son travail et il y à 492 fosses d’aisances à vider et qu’on ne peut vider. Tout cela constitue un danger public d’émanations malsaines qui ne doit pas peu contribuer à propager le fléau.

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Les municipalités d’Arcachon de 1857 à 1880

Les municipalités d’Arcachon de 1857 à 1880

 

Conférence prononcée le 19 Novembre 1980 par le président de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon devant la Municipalité d’Arcachon à l’occasion du centenaire de la mort de Lamarque de Plaisance).

 

Les premières années de la jeune commune d’Arcachon furent difficiles du point de vue municipal. De 1857, année de sa création, à 1880, année de la mort de Lamarque de Plaisance, son premier maire, soit pendant 23 ans, elle connut neuf municipalités. Il y eut douze élections municipales, tant générales que partielles, trois dissolutions du conseil municipal, deux suspensions, l’une de deux mois l’autre d’un an, enfin trois commissions municipales furent nommées pour gérer les affaires en l’absence d’un conseil municipal.

Nous allons passer en revue successivement les principaux acteurs et terminer par le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.

 

LAMARQUE DE PLAISANCE

Entré assez tard dans la politique – il avait 33 ans – il se passionnera tel­lement pour elle qu’il n’abandonnera la lutte qu’arrivé à l’âge de 64 ans, quatre ans avant sa mort.

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