La grippe espagnole à Arcachon en 1918

21 août 1918

 LA GRIPPE ESPAGNOLE À ARCACHON

 

Il y a ici depuis quelques temps une épidémie de grippe dite « espagnole » qui se porte sur les poumons ou sur l’intestin et qui fait de nombreuses victimes. Il meurt chaque jour plusieurs personnes. Les pompes funèbres ne peuvent suffir à enterrer les morts. Il y a 22 cadavres à enterrer et qu’on ne peut porter au cime­tière. Les chevaux sont fourbus, car on manque d’avoine et les pauvres bêtes se traînent péniblement.

Pour le même motif l’entrepreneur de vidange ne peut faire son travail et il y à 492 fosses d’aisances à vider et qu’on ne peut vider. Tout cela constitue un danger public d’émanations malsaines qui ne doit pas peu contribuer à propager le fléau.

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Les municipalités d’Arcachon de 1857 à 1880

Les municipalités d’Arcachon de 1857 à 1880

 

Conférence prononcée le 19 Novembre 1980 par le président de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon devant la Municipalité d’Arcachon à l’occasion du centenaire de la mort de Lamarque de Plaisance).

 

Les premières années de la jeune commune d’Arcachon furent difficiles du point de vue municipal. De 1857, année de sa création, à 1880, année de la mort de Lamarque de Plaisance, son premier maire, soit pendant 23 ans, elle connut neuf municipalités. Il y eut douze élections municipales, tant générales que partielles, trois dissolutions du conseil municipal, deux suspensions, l’une de deux mois l’autre d’un an, enfin trois commissions municipales furent nommées pour gérer les affaires en l’absence d’un conseil municipal.

Nous allons passer en revue successivement les principaux acteurs et terminer par le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.

 

LAMARQUE DE PLAISANCE

Entré assez tard dans la politique – il avait 33 ans – il se passionnera tel­lement pour elle qu’il n’abandonnera la lutte qu’arrivé à l’âge de 64 ans, quatre ans avant sa mort.

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Cazobon, premier automédon

Vieilles Silhouettes Arcachonnaises

CAZOBON, premier automédon

 

– Cazobon, qu’est-ce aco ?

– Té ! Vous êtes donc bien nouveau dans le pays pour n’avoir pas entendu parler de Cazobon et de sa chanson ? Eh ! bé ! pardi ! Cazobon ce fut, d’Arcachon, le premier automédon ! Car il ne faut pas vous figurer qu’Arcachon a toujours eu sa route en bitulite, son chemin de fer, ses locomotives, ses autocars… C’était un chantier pour y venir, même à l’époque où il commençait à prendre figure. On n’avait que le choix : s’embarquer dans une pinasse avec nos costaudes testerines, en culotte rouge, ou sauter dans la patache à Cazobon. Ah ! Cette patache. Ah ! Ce Cazobon ! Je ne les ai pas connus, je n’ai que soixante-quinze ans, c’est un peu court. Mais j’en ai tant entendu parler par mon père, que c’est tout comme. Cette pauvre patache, voyez-vous, c’est le progrès qui l’a tuée, com­me il tue tant de choses. Elle reçut le coup mortel en 1856. Cette année-là, la première locomotive, à laquelle le père Deganne venait d’ouvrir un passage dans ses terrains, au fond d’une tranchée, entra en ronflant et sifflant, avec un bruit d’enfer, dans une baraque en bois, qui servait de gare provisoire à notre future ville ; cette année-là, la patache était condamnée. Les voyageurs, que le train laissait jadis à La Teste, point terminus de la ligne, ne démarraient plus de leurs banquettes et Cazobon se morfondait… Ah! Hill de pipe ! Il y en a qui bénissent le progrès, mais il y en a d’autres qui l’enver­raient se faire une raison à Cadillac !…

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Famille royale d’Espagne (2)

FAMILLE ROYALE D’ESPAGNE

(suite)

<<< Suite de l’article N°1

Y voir le tableau généalogique de la Maison de BOURBON-ESPAGNE

 

Isabelle II séjourne à Arcachon

La mère d’Alphonse XII n’était pas présente aux fiançail­les de son fils et de Marie-Christine en août 1879, à Arcachon. Sans doute voulut elle connaître le cadre où elles s’étaient con­clues car elle vint à Arcachon, exactement un an après, en août 1880, avec une suite de trente trois personnes. Elle s’installa, le 14 août dans la ville Carmen, allée Carmen, aujourd’hui allée du Docteur Lalesque en ville d’Hiver, villa appartenant à M. Hennon, conseiller municipal. Le dimanche 15 août la musique municipale alla jouer sous ses fenêtres et le soir ce fut l’orchestre du casino.

Le marquis de Campo, propriétaire du « Chalet rouge »11 au bord du Bassin, avait mis ce dernier à la disposition de la reine pour lui servir de cabine de bain. Chaque matin elle y venait se mettre en tenue et se baignait sur la plage en toute tranquil­lité, le « chalet rouge » à l’époque étant assez isolé. Ses après-midi étaient occupées par des promenades en forêt ou sur l’eau dans le canot de l’inspecteur des douanes ou dans celui du com­missaire de la marine mis à sa disposition.

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