Présence romaine autour du Bassin

La présence romaine autour du Bassin

 

Compte rendu par M. Marcel Soum, de l’exposé de M. le professeur Étienne fait à l’assemblée générale du 19 novembre 1978

 

Après avoir indiqué combien ce sujet était un sujet difficile, l’entreprise relevant presque de la « mission impossible », le Professeur Étienne tient à pré­ciser qu’il situera son étude dans le cadre plus large et plus riche de l’Aquitaine romaine, ce qui lui permettra dans certains cas de pallier les lacunes, et parfois le désert, de l’information.

Et d’entrée de jeu se pose la question : de quel Bassin s’agit-il ? d’un Bas­sin à la fois plus ouvert et plus restreint : la flèche du Cap-Ferret n’existait pas encore et le niveau marin était plus bas que de nos jours, la transgression flan­drienne dans son épisode dunkerquien ne commençant à se manifester qu’au IVe siècle. Alors la côte du Pilat était plus à l’ouest de deux kilomètres, L’Eyre se jetait dans l’Océan au Grand-Crohot.

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Relations avec les marins anglais pendant la Révolution et l’Empire

Relations entre pêcheurs du Bassin et marins anglais pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire

 

Soupçonné d’avoir fourni des renseignements aux Anglais André Chaudet, dit Marie, âgé de 42 ans environ, domicilié à La Teste, et patron du « Saint-François » armé par Desgons, dit Francon, de Gujan, fut interrogé le 23 prairial an II (mai 1794) et rendit compte des contacts qu’il avait eus avec l’ennemi.

Quinze à vingt jours auparavant il avait franchi les passes à la pointe du jour et mis ses filets à l’eau à une demi-lieue de la côte, au sud des passes et à environ une lieue de celles-ci. Entre 9 heures et 10 heures il avait aperçu au large un bâtiment courant sa bordée au nord est. Vers les 11 heures il identifia le bâti­ment comme étant un « lougre »1 en raison de sa nature et de son gréement. Persuadé qu’il s’agissait d’un bâtiment de la République il continua sa pêche.

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La chanson du bassin

LA CHANSON DU BASSIN

Musique de Camille Robert, Paroles de Pierre Denjean

Sur l’air de “La Madelon”

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Est-il des coins plus enchanteurs sur la terre,
Que sur les bords de notre si beau Bassin ?
Des lieux charmeurs où l’on ne peut que se plaire,
Un climat doux, du vent frais, un air très sain,
Notre Bassin est la merveille
Dont tant de pays sont jaloux ;
Dans bien des cœurs son nom éveille
Un écho tendre, écho bien doux !
Gujan-Mestras, Le Teich, Lanton, L’Herbe, Andernos,
La Teste, Audenge, Arès, Taussat et Biganos !

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Chanson des enfants du Pays de Buch

CHANSON DES ENFANTS DU PAYS DE BUCH

Gilbert SORE

Sur l’air de « L’Hymne à la Joie » – 4ème Mouvement de la 9ème Symphonie de Beethoven

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Mes yeux ouverts sur la marge
De la mer, de la forêt,
Mes poumons au vent du large
Cadencent le mascaret ;
[Leur rythme emprunte la force
Double du flux, du reflux
Et fait lever dans mon torse
L’élan des pins résolus.] (bis)

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Les fiançailles

LES FIANÇAILLES

 

La législation civile et religieuse et les mœurs réglaient, autrefois, la question si importante du mariage, fondement de l’ordre social. Presque toujours, il été précédé – et dans tous les rangs de la Société – par les « fiançailles », du vieux mot fiance, qui signifiait « confiance, assurance ».

Les fiançailles étaient une promesse solennelle faite par deux per­sonnes de différent sexe de se prendre pour mari et femme, librement, réciproquement et légitimement consentie. C’était une cérémonie prépa­ratoire au Sacrement de Mariage. L’usage de se fiancer était pratiqué de différentes façons, il est vrai, dès les temps les plus reculés. Les vieux patriarches, leurs descendants, se fiançaient (Genèse, ch. 24, v. 50). Aussi les Grecs et les Romains et nos glorieux ancêtres les Gaulois. Les chré­tiens continuèrent cet usage et l’Église adopta les cérémonies des fiançail­les : “Sponsalia”. Le peuple de Buch les appelait: les “accordailles”. Cette pratique des fiançailles fut donc maintenue et acceptée pour plusieurs sages motifs. Elles servaient à bien faire réfléchir les parties sur leurs obligations futures, sur l’indissolubilité de l’état de mariage, sur la grandeur et la sainteté de cet état, à étudier leurs caractères. . . Elles évi­taient les inconvénients des mariages précipités, mal assortis, du “coup de foudre”, etc.

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130 ans de rails

130 ans de rails

 

Notre Société historique a heureuse­ment vu le jour cent trente ans exac­tement après l’inauguration d’une voie chère à notre région, c’est le chemin de fer de Bordeaux à La Teste. Il sem­ble opportun de retrouver et retracer le début de sa vie.

Deux années à peine s’étaient écou­lées depuis que des essais sérieux de « machine locomotive » avaient été faits sur les lignes à l’état d’enfance qui reliaient St-Étienne à Andrézieux et Lyon, comme sur d’autres voies primi­tivement installées mais en vue de la traction avec chevaux. C’est alors qu’un Bordelais, Isaac Pereire, conçut l’idée de relier Paris à St-Cermain par un chemin de fer construit avec toutes les perfections de l’art nouveau et toutes les améliorations que les expériences anglaises et françaises avaient permis de reconnaître. Cette première ligne française était inaugurée le 25 août 1837. Au même moment, un autre Bordelais, malheureusement moins connu, a l’honneur d’avoir fait les pre­mières études d’un chemin de fer dans le Sud-Ouest français. Louis Godinet, notaire, qui habitait 19, rue Esprit-des-Lois, sollicita l’autorisation de cons­truire une ligne de Bordeaux jusqu’au Bassin d’Arcachon.

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Quand les Sarrasins s’embarquaient à Arcachon…

Quand les Sarrasins s’embarquaient à Arcachon…

 

André de MANDACH, « Chronique dite Saintongeaise », (Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 1970, 360 pages et 1 planche hors texte)

 

M. de MANDACH nous offre cette fois l’édition intégrale du « Turpin interpolé » du manuscrit LEE (p. 255-352). Or il considère « Tote listoire de France » et ce « Turpin » comme les volets du « diptyque littéraire » (p. 19) que serait la « Chronique Saintongeaise ». Cette édition partielle de la chronique est ainsi précédée d’une très longue analyse (251 pages) des caractères linguistiques et du contenu historique de l’ensemble de la chronique. D’après cette minutieuse analyse, elle serait l’œuvre « d’un savant de St Seurin de Bordeaux dans les années 1205-1220 environ, dans une scripta franco occitane émaillée de gasconismes » (p. 7).

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