Babar dans l’Île aux Oiseaux

L’Île aux Oiseaux : le Bassin d’Arcachon, royaume de Babar en 1951 ?

Jean-Claude Bertreau, bibliophile distingué de Bordeaux, a attiré mon attention sur Babar dans l’île aux Oiseaux, de Laurent de Brunoff (1951). Selon lui, cet ouvrage est particulièrement recherché en Aquitaine car l’Île aux Oiseaux de Babar est identifiée avec celle du Bassin d’Arcachon.

En effet, l’île de Babar est présentée comme une île maritime. Elle est accessible en bateau par une rivière : “Pom, Flore et Alexandre, les enfants du roi Babar et de la reine Céleste font une promenade après le petit déjeuner. En longeant le bord de la rivière, ils aperçoivent trois oiseaux dans un bateau à voile. Deux échassiers et un petit canard cherchent le roi Babar pour l’inviter ainsi que sa famille sur leur île”. C’est sur des voiliers que l’île aux oiseaux est atteinte par la famille du roi Babar et par Piros et Cardombal, ambassadeurs du roi des oiseaux qui règne sur l’île.

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Les hydronymes du Bassin

Les hydronymes du Bassin

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TM : Tédéric Merger de www.gasconha.com

Nom

Origine

 Afrique

 Continent, mais pourquoi ce nom, ici ?

 Andernos (Chenal d’)

 

 Angoulins (Les)

 

 Arams

 Aram en gascon = arôme. [Il y a aussi “arram” = rameau. TM]

 Argiles

 

 Arguin (Banc d’)

 analogie de navigateurs avec le banc d’arguin mauritanien, cependant beaucoup plus vaste que le nôtre

 Arrouillats (Les)

 

 Arrouillet

 Arrouille évacue l’eau des vasières; arrieu = ruisseau (occitan) ); arrolha en gascon donne arrouye – arrouille = ruisselet. [arriu et arrolha (prononcer “arrouille”) sont tous deux gascons, mais ont une origine latine distincte. Ici, c’est bien “arrolha/arrolhet”. TM]

 Arès (Canelette d’, Chenal d’)

 

 Badoc

 Badoc en gascon = vide

 Baillet

 en gascon balha donne baye = flaque d’eau sur les crassats

 Ballerbe

 

 Bancot

 

 Baouré

 

 Baride (Pointe de la)

 Anse du Lapin Blanc (carte de Balleyme ou Cassini ?)

 Barrouteyres

 le gascon barroutère veut dire porteur de bâtons

 Bayle

 le gascon bayle désigne le porteur de cierges [ou bailli, sergent, gardien de l’ordre… TM]

 Bayon

 

 Bermenont (Marais de)

 Entre port de la Teste et port du Roché (Moulin des Bordes) (Carte de Belleyme)

 Bernet (Banc de)

 Bernet = Aulnes (bern en gascon)

 Bertic

 

 Beste (Pointe de la)

 Abatilles (carte de Belleyme)

 Betet

 en gascon désigne le veau

 Biaou

 viau : probablement le sens d’une voie de passage [TM]

 Bois (Pointe du)

 Jetée de la Chapelle (carte de Belleyme)

 Bordes

 du nom du Dr Bordes

 Bouc (Le)

 le boque (bouc) : Terme local désignant le macroure, crustacé décapode ressemblant à la crevette

 Bouca (Chenal de)

 comme “boucau” embouchure

 Bouca (Matte)

 

 Bougesse (Chenal de la)

 “bougés” = du pays de Buch Mais le féminin serait plutôt “bougése” (bogesa) que “bougesse”. Alors, erreur de graphie ou sens différent ? [TM]

 Bouilla

 

 Boularnan

 

 Bouléjon

 

 Bourrut

 en gascon bourrut veut dire couvert de duvet (juvénile)

 Branna

 en gascon brana avec un seul n donne brane = brande, utilisées pour faire les “pointus” que l’on plante pour protéger les parcs à huître. [Le “branà” (branar) est à la “brane” ce que le pignadà (pinhadar) est au pin et ce que le tauzià (tausiar) est au chêne tausin. TM]

 Branne (Chenal de)

 

 Bray

 

 Brignard

 petit bar (brigne)

 Broustey (Le)

 De broustic (m) branchette fine, brindille, diminutif de brande. [broustey (brostèir) et broustic (brostic) sont deux dérivés de “brouste” (brosta) qui a bien le sens de branchage. TM]

 Brunet (chenal de)

 Chenal de Techan ou de Brunet (carte Belleyme)

 Brunet (Pointe de ou cap)

 Pereire (carte de Belleyme)

 Bélisaire

 Surnom d’un marin-aubergiste, un des premiers habitants du lieu.

 Cabaleyrots

 cavaleiròt = petit cavalier [TM]

 Cailloc

 Calhoc : nom gascon de la mouette ou du goéland

 Canelette d’Arès

 Canelette = petit chenal ; en gascon canaleta donne canelète = canelette = petit chenal; on dit aussi canalot ou canelot

 Cantin (Fort)

 Approximativement situé à la Corniche (le Pyla)/ Carte de Cassini

 Canélon

 Pourrait être “canalon”, diminutif de “canau” (canal, chenal, craste…). [TM]

 Carguefond

 

 Carret (Chenal de)

 

 Causseyre

 

 Chien (banc du)

 autre nom du banc du Toulinguet

 Chiens (Banc des)

 chiens interdits à Arguin mais admis sur ce banc contigu (blague)

 Cla (Le)

 clar = clair (le “r” final ne se prononce pas en gascon)

 Claouey (Clauey)

 Le fabricant de clous, de cles, probablement un ouvrier de la forge Gignoux.

 Claquey (Le)

 du gascon claquèir est un endroit où l’on trouve des “claques” (coquillages)

 Comprian (et chenal de)

 Comprian est un quartier de Biganos. [Ne serait-ce pas une variante de “Camparian” (champ arien ?) ? TM]

 Congre

 

 Coq (Chenal du)

 

 Coudoun

 

 Courant (et chenal du)

 

 Courbey (et chenal de)

 

 Coustey

 En gascon coustey désigne un coteau (désigne aussi un pilote côtier); Cousteyre est la pêche côtière par opposition à Péougue, pêche hauturière ou pélagique

 Craste (de Lesclaux)

 Craste=rigole d’écoulement, ruisseau – en gascon crasta = fossé de drainage

 Crastorbe

 

 Crastères

 

 Crecq

 

 Cristaou

 

 Curd (Estey de)

 

 Curé (Chenal du)

 

 Cès (Cès, Petit Cès, Grand Cès)

 en gascon cès désigne le répit; Lahillon est un grand crassat d’une quarantaine d’hectares, séparé au N.E. de l’île aux Oiseaux par le chenal de l’Ile, où furent entrepris sous Napoléon III les premières expériences d’ostréiculture après les tentatives entreprise sur le Cès (au nord du chenal du Carret) et Crastorbe (sur l’île aux oiseaux)

 Dispute

 

 Douils

 Bacs à chaulage en bois (ou mauvais bateau)

 Drôle

 Enfant ou adolescent

 Escarpe

 En gascon, escarp, escarpa adj. Moelleux, cardé, abrupt

 Estey Neuf (lieu dit)

 En gascon, Estèu (m) étier, chenal

 Ferret (Cap)

 Le Cap-Ferret serait Lou cap Herré, la tête ferrugineuse, orthographié herret, herré, Ferret. Her signifie en gascon fer. Le nom aurait été donné par les pêcheurs gascons qui observaient à la base de la dune côtière une ligne sombre comme celle que l’on voit toujours en de nombreux endroits, due à des affleurements d’alios, un grès ferrugineux imperméable qui constitue le sous-sol des Landes (Jacques Ragot).

 Flamberge

 Il y avait sur les cartes (Michelin ou autre) des années 20 la passe de Flamberge à côté du banc de matoc.

 Gabatch

 

 Gahignon

 

 Gaillard

 

 Galouchey

 en gascon galouchey désigne le fabricant de galoches

 Gardes

 

 Gardet

 

 Gargeys

 

 Garrèche (Chenal du Courant)

 

 Garrèche (Pointe de, Arès)

 

 Germananot

 En gascon gèrm, du latin eremus, désert, inculte

 Girouasse (Chenal de)

 

 Gorp

 

 Grahudes (les)

 

 Graoueyrot

 Zone proche du rivage

 Graouères

 en gascon gravèir donne graouèy = gravier; sur le bassin, désigne les graviers constitués de coquilles d’huîtres. Peut aussi désigner une zone proche du rivage

 Gravela (Chenal de)

 Se trouve sur une carte datant de 1838 couvrant la zone Lacanau – Étang de Léon. Le chenal de Gravela s’appelle, aujourd’hui, chenal de Piquet

 Graveyron

 en gascon en gascon graveiron ou graouèyroun désigne un petit banc de gravier

 Graveyron (Chenal de)

 

 Gruyères

 

 Guian

 

 Guide

 

 Gujan (Chenal de)

 

 Hagnette

 Hagne = espace boueux, vase molle. Sur l’estuaire de la Gironde on dit “fagnard” pour les îlots vaseux. Ne pas oublier que H = F. je pense à Hougueyra à Audenge, lieu où poussent les fougères…

 Hagney

 en gascon hanhèir ou hagnèy désigne un endroit où il y a de la vase; Hagne = espace boueux; le gascon hagnà est un soulier de boue

 Hagnous

 

 Hautebelle

 anciennement matte du chef

 Hosses (Les)

 du gascon hossa (accent grave sur le o) désigne une fosse

 Hossettes

 en gascon hosse est un trou profond, une fosse

 Hourquet

 en gascon désigne le confluent de deux cours d’eau

 House (La)

 

 Humeyre (La)

 en gascon humèir ou humey désigne le fumier; pour le bassin désigne des algues dérivantes

 Ile (Chenal de l’)

 

 Ilet de Branne

 

 Illiant

 

 Ilon (Ile aux Oiseaux)

 

 Ilon (L’, Jan de Boy)

 

 Jacquets (Les)

 Bécasse : Jaquet en gascon

 Jalles (Les)

 du gascon jala, désigne généralement un petit cours d’eau des landes du Médoc

 Jan de Boy (Jane de Boy)

 Boy est un patronyme de Lège (Jean se prononce “yane”)

 Jean de Guiraou

 

 Jeanne Blanc

 

 Jugla

 

 Lahillaire du Passant

 

 Lahillon

 Lahillon est un grand crassat d’une quarantaine d’hectares séparé au N.E. de l’île aux Oiseaux par le chenal de l’Ile où furent entrepris sous Napoléon III ; les premières expériences d’ostréiculture après les tentatives entreprise sur le Cès (au nord du chenal du Carret) et Crastorbe (sur l’île aux oiseaux)

 Lahillon de Branne

 

 Lanton (Chenal de)

 

 Laoutey (Estey de)

 

 Lapin Blanc

 déformation des pins blancs de l’Aiguillon – « pinus picéa » : épicea d’origine canadienne

 Laque (La)

 

 Larquette et Miey

 

 Larros

 

 Lentounès

 

 Lesclaux (Crastre de)

 

 Lorbègue

 

 Loscle

 

 Lou Blanc

 

 Lou Dos

 

 Lucarnan

 

 Lucasson (et chenal de)

 

 Lugue (la)

 En gascon, une lugue est une lagune laissée par la mer descendante

 Lugue du Sud

 Au nord du sémaphore, deviendra la Lagune

 Lège (Chenal de)

 L’origine du nom Lège est incertaine. Dans les cartes et les textes anciens, Lège est orthographié Leguez, Leugé, Leyge, Leige, Liege, Letge, Léguez, serait un lieu perdu. Lège viendrait du néerlandais leeg, vide (XVII siècle). En Gascogne, la lègue était la lieue, la distance qu’un homme pouvait parcourir en une heure, soit environ 6 kilomètres, mais on n’était pas d’accord partout sur cette longueur. En style plaisant, on disait « qu’ey ue lègue de Gascogne » un chemin qui n’en finissait pas.

 Madone

 

 Maougue

 

 Maouréou (Les)

 

 Mapouchet (et chenal de)

 

 Marache

 

 Marchambaou

 

 Marens

 

 Marrouquets (Grands et Petits)

 Du gascon marroc (accent grave sur le o) (m) bloc, motte dure – Les marrouquets ou marresqueyres sont, en 1628, des filets de pêche destinés à pêcher sur les « tachs », les hauts fonds découverts à marée basse.

 Marsoupe

 du gascon marsope = marsouin

 Martram

 en gascon martramau ou martramàou désigne un filet à grosses mailles pour pêcher les “martrames”, ange de mer ou squatina squatina (syn martét ou marteth)

 Matelle

 du gascon mata = banc d’argile

 Matelotte

 

 Matoc

 en gascon matoc (avec accent grave sur le o) désigne une masse de choses; gros tas

 Matote (Ile de la)

 Ile aux Oiseaux (carte en couverture bulletin SHAAPB)

 Matoucail

 en gascon matocatge ou matoucatge désigne l’entourage d’un lac de tonne

 Matte d’Arès (Croix de la)

 Matte = pré salé, couvert par les seules marées de coef sup à 90

 Matte Longue

 Matte = Tas de boue ; Terres neuves déposées en bordure de Gironde le plus souvent conquises par endiguement

 Maubin

 

 Maubinot

 

 Maubinot (Chenal de)

 

 Maudit

 

 Mauret

 

 Mestras

 

 Meyran (Estey de)

 

 Mimbo, Mimbeau

 Surnom du pêcheur Testerin Jean Dubos qui y avait installé une cabane et disparut en mer en janvier 1831 lors du naufrage des chaloupes “l’Eugénie” et ” l’Hortense”. A l’époque le le banc actuel n’était pas encore formé mais le sobriquet demeurat longtemps dans la famille.

 Miracle

 

 Molle (La)

 

 Mouchalette (Chenal de)

 

 Mouille-Coudes

 

 Moulleau

 De moûlo = gros tas de sable

 Moussettes (Les)

 

 Moussettes (Les)

 En français, les moussettes sont les pommes

 Muscla (Grand banc de)

 du gascon muscla = moule; nom ancien du “Grand banc”; lieu où il y a des moules

 Navire Brûlé

 

 Negue (La)

 la noyée

 Nord (Le)

 

 Noël

 

 Palourdey

 Estey au sud de l’île aux oiseaux signifie celui qui ramasse des palourdes

 Papon (Passe du ou Grande Passe du)

 (ou Payon ?) Papon est équivalent à Pappy, Pépé, c’est à dire grand-père en occitan. Se situe entre Dune du Pilat et Cap Ferret sur la carte De Claude Masse de 1708.

 Passant (Bétey)

 

 Passant (Chenal de Branne)

 

 Passant (Chenal du)

 

 Passe Can

 Du gascon can, canha (m) chien, chienne

 Pausan

 

 Payotte

 

 Pelourdey

 Erreur orthographique ; voir Palourdey

 Pergeot

 

 Petché

 le gascon petché veut dire alimenter

 Peyre (La)

 la pierre

 Picquey

 Dune ; tertre ; colline en gascon – Monticule de sable apporté par le vent

 Pineau (Banc du)

 Devant la Lagune

 Pireou

 En gascon un péiraou est une pierre attachée à un filet

 Pitchounéou

 en gascon pitchoùne veut dire petit

 Platissey (et chenal de)

 

 Platéou

 

 Pont

 

 Pouchot (Mont)

 Mapouchet (carte de Belleyme)

 Pourey

 

 Pout (Estey du)

 

 Pradia

 

 Prat (Cap de, Andernos, Certes)

 en gascon prat: les marins de Gujan disent “àou prat” pour dire “au port”

 Prés salés

 

 Puant (Chenal de Lanton)

 

 Puant (Piclaouey)

 

 Quinconces

 disposition des réservoirs à poissons à terre

 Rastillot

 

 Roquette

 Au Petit Nice

 Règue (La)

 

 Réousse (La, Ile aux Oiseaux)

 

 Réousse (La, Piclaouey)

 

 Sableyre (Chenal de la)

 Etendue de sable

 Sableyre de Comprian

 

 Salie (La)

 Naufrage du brick anglais « Sally » le 15 février 1811

 Salines

 

 Salos

 

 Sangla

 en gascon sanglà désigne le sanglier

 Saous

 le sud

 Tagne (Matte de)

 

 Talence (Matte de)

 

 Tatchot (Chenal de Taussat)

 Tatch = banc de vase ou de sable émergeant à marée basse, plus haut que les parcs ou pêche des canards au filet avant le XXe siècle sur ces bancs

 Tatchot (Claouey)

 du gascon tachot (accent sur le o) = petit banc; “tatch” du gascon tach est un haut fond qui découvre à marée basse

 Taussat (Chenal de)

 

 Tayne (Matte de)

 

 Teich (Chenal du)

 

 Terrèyron

 

 Tessillat

 du gascon tessilhèir ou tessiyèy désigne les débris de coquillage; pour le bassin il s’agit d’un banc couvert de coquillages

 Teychan (et chenal du)

 

 Tit (Le)

 

 Touillet

 Du gascon touy, touil, de tolh (m) chien de mer de la famille des squales

 Toulinguet (Banc du)

 ou banc du Chien – entre Arguin et la pointe du Cap

 Touze (Chenal de, Petite Touze, Grande Touze)

 

 Trincat du Gentil

 Brèche

 Truc de Gorp

 du gascon truc, nom donné à un monticule

 Truc Vert

 monticule avec végétation

 Truquets

 

 Tès (Le)

 en gascon tèst ou tès désigne une coquille vide en général

 Verdura (Petit, Grand,)

 Evoque quelque chose de vert, des algues

 Ville (Chenal de)

 

Projets et essais d’amélioration des passes – Ch Duffart

LE BASSIN D’ARCACHON

 

GÉOGRAPHIE RÉTROSPECTIVE DU BASSIN

PROJETS ET ESSAIS D’AMÉLIORATION DES PASSES DEPUIS UN SIÈCLE

ÉTAT ACTUEL

 

Mesdames, Messieurs,

 

L’entrée du bassin d’Arcachon subit, depuis quelques siècles, des transformations successives dont on s’est beaucoup préoccupé ; mais, depuis vingt années environ,l’attention et les craintes des habitants des bords du bassin se sont portées surtout sur la plage d’Arcachon, que les courants de jusant corrodent chaque jour davantage, et qui est menacée d’une disparition très prochaine.

La création de parcs à huîtres jusqu’au bord des chenaux n’est pas sans avoir apporté dans le bassin une perturbation néfaste. On est d’autant plus fondé à le penser que c’est précisément à l’époque de début de l’industrie ostréicole par les moyens artificiels, que remontent les premières et plus impor­tantes érosions d’Arcachon, du cap Bernet au débarcadère.

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La pêche au XVIIIe siècle – Le Masson du Parc (1)

La pêche en mer ou “péugue” des marins du Bassin d’Arcachon au début du XVIIIe siècle

 

Notre collègue M. Charles Daney, professeur au Lycée Janson-de-Sailly, a bien voulu recopier pour notre revue le manuscrit de Le Masson du Parc déposé aux Archives Nationales. Nous l’en remer­cions vivement1.

L’ordonnance du 23 avril 1726 fixe le maillage des filets de pêche. C’est pour en contrôler l’application que Le Masson du Parc, inspecteur général des Pêches du poisson de mer dans les provinces de Flandres, Picardie, Normandie et Bretagne, est envoyé en mission d’inspection sur tout le littoral du Ponant, « par lettre patente de Sa Majesté vérifiée en parlement, en exécution des ordres du roi du 29 avril».

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La pêche au XVIIIe siècle – Le Masson du Parc (2)

La pêche dans le Bassin d’Arcachon au XVIIIe Siècle

 

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Après avoir analysé la pêche en mer ou « peugue »1, Le Masson du Parc, poursuivant son enquête, dresse un compte rendu complet des pêches à l’inté­rieur du Bassin. C’est dans cette seconde partie qu’il décrit longuement la pinasse, le palet et le palicot. Les huîtres font l’objet de deux paragraphes : l’un sur la pêche à la drague, l’autre sur leur récolte à la main, et Le Masson, homme du Nord, prend position en faveur des huîtres de Tréguier.

Les comparaisons faites par l’Inspecteur général des côtes du Ponant ont généralement pour but d’éclairer son analyse. Cet homme pondéré utilise une langue claire mais, comme il arrive souvent à l’époque, plus directe que celle d’aujourd’hui : « terrir », pour le poisson, c’est venir près de la terre ; « ren­verser une marchandise sur les campagnes voisines », c’est la répandre, au sens où on le comprend en économie. Quand il se laisse emporter par un mot du terroir, il l’adjoint souvent à un autre, qui l’éclaire, ou le reprend un peu plus loin dans un paragraphe qu’il développe. C’est pourquoi, j’ai voulu garder le vocabulaire original, ne changeant que l’orthographe, et la ponctuation souvent déficiente.

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La pêche au XVIIIe siècle – Le Masson du Parc (3)

Le procès verbal de Le Masson du Parc

(Suite et fin)

 

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Toutes ces pêches pratiquées par les pêcheurs de Buch et dont nous venons de faire mention, tant celle du Peugue ou de la grande mer que celle du Bassin ou de la petite mer ne se font pas généralement par tous les pêcheurs des paroisses qui entourent le Bassin. Quelques uns pratiquent certaines pêches qui ne sont pas aux autres d’usage. La pêche du Peugue ne se fait que par les seuls pêcheurs des paroisses de la Teste et de divers quartiers de Gujan. Les autres ne sortent guère avec leurs pinasses hors du Bassin où ils font les diverses pêches usitées durant l’été. En hiver ils s’occupent avec les autres riverains des côtes du Médoc à la pêche des huîtres et des coquillages qu’ils font avec bateaux ou à pied.

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Le Monotype d’Arcachon

Le Monotype d’Arcachon

Quelques articles trouvés dans la presse ancienne :

L’Avenir d’Arcachon n° 2391 du 21 novembre 1897

Le Monotype – Le 4 novembre dans une réunion à laquelle assistaient MM. Dubos, François Dussaut, Guédon, William Loste, Sahuqué, R. Calvet, Picamilh, etc. a été décidée la création d’une classe de bateaux appelés Monotypes, qui coûteront de 1800 à 2000 fr. maximum. Ils seront gréés en sloop, comprenant un foc, une grand’voile et un spinnaker ; longueur en flottaison 6 mètres 50, sur le pont 7,50 ; bau 2,30. MM. Guédon et Sahuqué architectes navals, ont été invités à remettre chacun leurs plans et devis le 29 novembre.

Avenir d’Arcachon n° 2393 du 12 décembre 1897

Le Monotype – Dans un précédent numéro de l’Avenir, nous avons dit que le plan proposé par M. Sahuqué, pour la classe de bateaux monotypes, créée par un certain nombre de membres de la société de la Voile d’Arcachon, a été adopté à l’unanimité.

On a vu aussi que la construction de ces bateaux sera confiée au nouveau chantier constitué à Bordeaux par une Société anonyme et dont la direction technique est confiée à M. G. Sahuqué.

On peut être assuré que l’habile architecte naval, dont les nombreux succès justifient la nouvelle preuve de confiance dont il vient d’être l’objet, réussira à créer un type de bateau répondant en tous points au programme que se sont proposés les fondateurs. Six bateaux de ce genre sont déjà commandés et l’on peut prévoir que d’autres commandes vont suivre à bref délai, car la classe des « monotypes » va certainement devenir très nombreuse. C’est donc là un excellent début pour le nouveau chantier, qui donnera un nouvel essort à la construction bordelaise si appréciée depuis longtemps déjà.

Avenir d’Arcachon n° 2394 du 19 décembre 1897

Le Monotype – On lisait dans la Petite Gironde de mardi 14 décembre :

Nous avons exposé dans notre salle des dépêches de la place de la Comédie le modèle de bateau dit Monotype, qui a été adopté le 29 novembre dernier, par une réunion de yachtsmen désireux de développer une catégorie spéciale de bateaux pour la saison des régates de 1898. Les plans de ce bateau dont nous exposons une demi coque, sont de M. G. Sahuqué, l’architecte naval bien connu. Les dimensions du Monotype sont les suivantes : longueur totale 8 mètres, largeur 2 mètres 30, tirant d’eau 50 centimètres, surface de voilure 40 mètres carrés.

Il sera muni d’une dérive en tôle d’acier, pourvu d’une vaste baignoire et d’une quille métallique pesant 550 kilos. Il sera également muni de flotteurs qui assureront l’insubmersibilité.

Le prix de ce petit yacht est modique ; 1.800 fr. barre en mains. L’ensemble de ses moyens doivent lui donner toutes les qualités de sécurité et de confort désirables. L’aspect extérieur est fort gracieux, et nous croyons savoir que de nombreuses commandes ont déjà été adressées à M. Sahuqué.

La pinasse vue par Gilbert Sore

La Pinasse

Extrait de l’ouvrage

« DE BAQUEMORTE À MAPOUCHET

La Teste aux environs de 1900 ».

 

À l’époque, pour faire la navette entre le port et les parcs, le seul moyen de transport, c’est la pinasse.

Prestigieuse embarcation, fine, élancée, avec sa proue légèrement relevée, « elle a l’élan de l’arbre et la courbe du sein ». Elle se défend remarquablement à la mer. Légère et sans quille, elle permet l’approche du parc avec un mini­mum de profondeur d’eau.

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