Du Béarn au Pays de Buch

DU BÉARN AU PAYS DE BUCH

 

Le lundi 14 novembre 1842, le maire de La Teste, Jean-Clément Soulié, « déclar(a) au nom de la loi que Jean-Baptiste Bruel et Marie Oriède sont unis en mariage »1. S’ils avaient l’un et l’autre procédé comme mineurs et du seul con­sentement de leurs pères*, aux yeux des Testerins, les deux jeunes gens avaient surtout en commun d’être des « estrangeys ».

Marie Oriède, si elle n’était pas Testerine, était toutefois girondine : elle était née à Pujols-sur-Ciron le 13 août 1823. Elle était venue au pays des Bougès avec ses parents, son jardinier de père s’étant, un jour, résolu à s’éloigner de leur Sauternes natal. Jean-Baptiste Bruel, par contre, était vraiment l’étranger ! Ce solide béarnais avait vu le jour le 10 décembre 1822 à Bruges, un petit village blotti au fond d’une vallée des Basses-Pyrénées.

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Lettre de Daniel Nézer (vers 1768)

Lettre de Daniel Nézer (vers 1768)

conservée aux Archives Municipales d’Arcachon (fonds Rebsomen)

Date illisible

Monsieur

J’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite le premier de ce mois au sujet du changement qui a été fait pour le transport des fonds, paquets et lettres de Bordeaux à la Colonie, et de la Colonie à Bordeaux. Je croyois que ce transport ne vous tenoit pas beaucoup à cœur, puisque je vous ai entendu dire souvent qu’il vous occasionnoit surtout en été plus de dépenses que de profits. Lire la suite

1836 – “Le grand malheur”

1836 – “Le grand malheur”

Lettre de Jean Fleury, maire de La Teste, au préfet de la Gironde (1er avril 1836)

“C’est le coeur brisé de douleur et au milieu des cris déchirans qui retentissent aujourd’hui dans cette commune que je prends la plume pour vous annoncer le malheur dé­plorable qui cause cette désolation générale en plongeant dans le deuil et la détresse un nombre considérable de fa­milles. Le 23 du mois dernier, huit bateaux de pêche sorti­rent du Bassin d’Arcachon et mirent à la mer ; ils auraient dû rentrer le 24, avec leur pêche, mais deux seulement, avec de grands périls, furent assez heureux pour rentrer, ce que ne purent faire les autres, la mer étant trop rude lorsqu’ils voulurent donner dedans. Ils furent obligés de s’élever au large et, depuis lors, le temps et la mer ne leur permirent plus d’aborder l’entrée.

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